4 octobre


CHEMINS D'OCTOBRE




Je triche !Je suis à la galerie, et j’ai un vernissage aujourd’hui.
Je ne marche pas dans ce chemin inondé ou se mirent les arbres gênés de leurs apparats, tous surpris de ne pas se reconnaitre.
Où s’envolent de temps en temps dans un fracas nerveux une gélinotte que lorgnait un renard.

Mais c’est là que je serai demain, au pays du grand Baskatong, et ce sera bon.

Je connais tous les sentiers là-bas…

Certains vous accueillent grands ouverts et le bruissement des feuilles sonne comme les cliquetis des bijoux dans une soirée mondaine.
D’autres vous invitent mais à condition.
Pas de frivolité ici, pas de cent pas lunatiques; l’ours y passe et le loup y tient auberge…
Et enfin; quelques uns vous sont interdits, et ceux qui s’y sont risqués imprudents y errent toujours, ectoplasmes tristes et loques fantomatiques, leur barbe s’accrochant aux branches et y laissant clair message pour qui sait le lire :
« Ce pays n’est pas à profaner…Si l’on brûle la maison de la Mort; elle ira chercher asile chez vous. »

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